Jack Kerouac : « Sur la route »

Sur la route, de Jack Kerouac, fut écrit en trois semaines, entre le 2 et le 22 avril 1951. L’œuvre de 125.000 mots fut tapée à la machine à écrire sur un support de 36,50 mètres de long bricolé par l’auteur lui-même avec des feuilles de papier. Le tout sans marges, ni chapitres, ni paragraphes.

J’étais seulement moi-même, Sal Paradise, sinistre, rôdant dans l’ombre violette, dans cette nuit intolérable douce, souhaitant de pouvoir échanger tous les mondes contre le bonheur, la pureté de cœur, la nature extatique des nègres d’Amérique.

Sur la route raconte les aventures de l’auteur (nommé Sal Paradise ) et d’un compagnon de route, Neal Cassady ( Dean Moriarty dans le roman). On y croise également Allen Ginsberg (Carlo Marx) et William Burroughs (Old Bull Lee).

le roman fut l’un des romans fondateurs de ce que Kerouac nomma lui-même la «Beat Generation» composée d’individus singuliers partageant un goût pour la prose spontanée et le surréalisme.

Préface de Michel Mohrt dans l'édition française. Traducteur Jacques Houbart.
Préface de Michel Mohrt dans l’édition française. Traducteur Jacques Houbart. Édition Gallimard-Folio (n°766).

Beat generation et Transferts, 2 expositions parisiennes mais pas que.

L’émission « Les Regardeurs », de Jean de Loisy et Sandra Adam-Couralet. 09.10.201659 min

Articles

Revue Babel, littératures plurielles.

« L’histoire du road movie se confond avec le dernier demi-siècle. En 1957, la publication d’On the Road marque l’avènement de toute une esthétique littéraire et cinématographique et d’un nouvel espace-temps. Jack Kerouac fait figure d’apôtre d’un nouvel évangile où le chemin bitumé fait figure de voie matérielle mais aussi spirituelle. La prose spontanée d’On the Road, son rythme et sa musique, ont influencé toute une génération d’écrivains mais aussi de cinéastes.»

Patrick Hubner, « D’On the Road à Into the Wild : la parabole du désenchantement », Babel, 28 | 2013. URL : http://babel.revues.org/3490  ; DOI : 10.4000/babel.3490

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Presses universitaires de Rennes.

« Jeunes marginaux, opposés aux valeurs bourgeoises, aux comportements considérés comme déviants (drogués et/ou homosexuels) et volontiers provocateurs, les écrivains de la Beat Generation incarnent bien une bohème des années 1950. Née à New York en 1944, de la rencontre de Jack Kerouac (1922-1969), Allen Ginsberg (1926-1997) et William S. Burroughs (1914-1997), elle trouve son origine dans Greenwich Village, déjà capitale de la bohème new-yorkaise. Mais à la différence d’autres bohèmes, établies en un lieu précis (comme le furent Montmartre et Greenwich Village), ce mouvement s’est déployé en un réseau international, créé au hasard des rencontres et des collaborations, au point qu’il en devienne difficile à circonscrire.»

HOUGUE, Clémentine. Chapitre XXIV. Beat generation : une bohème sur la route In : Bohème sans frontière : Comment naît un poète. Rennes : Presses universitaires de Rennes, 2010. Disponible sur Internet :  http://books.openedition.org/pur/40250. ISBN : 9782753547056. DOI : 10.4000/books.pur.40250.

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Téoros, revue de recherche en tourisme.

« La population dont il est question dans ce numéro n’existe pas depuis longtemps ou, plutôt, a été identifiée et dénommée assez tardivement. D’abord, on ne l’a pas dissociée des autres types de voyageurs. Mais, on lui a trouvé des ancêtres : les adolescents anglais, fils d’aristocrates et de gens aisés qui, au XIXe siècle, accomplissent le « Grand tour », un périple parachevant leur éducation par des visites en Europe du centre et du Sud (Brodsky-Porges, 1981). Puis, des aïeuls : en Amérique, Kerouac et son groupe de jeunes artistes, emblématiques du mouvement de la génération dite perdue, circulent sans relâche sur leur continent dans les années 1940-1950. Ils sont relayés par les fils et petits-fils d’émigrants, moins voyants, étudiants américains qui ont, en fin d’études, envie de connaître l’Europe et le pays dont leur famille est issue. Les Australiens d’origine britannique suivent la même tendance et semblent être les premiers à utiliser le terme « backpackers » (Vacher, 2010), qu’on peut traduire en français par « routards ».

Luc Vacher, Maïté Boulosa-Joly et Suzanne Lallemand, « Quoi de neuf chez les routards ? », Téoros, 32-1 | 2013, URL : http://teoros.revues.org/2354

Lire aussi : Stéphane Courant, « Backpackers et carnets de voyage, récit biographique d’une expérience itinérante », Téoros, 32-1 | 2013,  URL : http://teoros.revues.org/2393  

 

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