Les Trente-six vues de la Tour Eiffel – Henri Rivière

Au début du  vingtième siècle, Henri Rivière édita une série de lithographies en cinq teintes, Les Trente-six vues de la Tour Eiffel , qui montre la tour prise sous différents angles, vue depuis différents lieux du début à la fin de sa construction.  Ce travail rend hommage aux Trente-six vues du Mont Fuji du peintre japonais Katsushika Hokusai, et a  inspiré à son tour les « 36 vues de la Tour Eiffel » du dessinateur André Julliard.

L’utilisation des procédés japonais de production d’estampes par quelques graveurs français s’inscrivit dans le double mouvement de renouveau de la gravure sur bois originale et d’avènement de la couleur dans la gravure occidentale. Le japonisme s’y manifesta par l’expérimentation de techniques xylographiques et de procédés d’impression : gravure d’un bloc de bois par couleur, pigments de l’aquarelle, tirage « à l’eau ». Les précurseurs de ce mouvement furent Henri Rivière et Auguste Lepère à la fin des années 1880. Suivirent les productions d’Amédée Joyau, Tony et Jacques Beltrand ou Adolphe Beaufrère. Au début du xxe siècle, le japonisme xylographique français se prolongea dans l’œuvre de Prosper-Alphonse Isaac et Jules Chadel puis, jusque dans les années 1920 et 1930, dans celle de Geo-Fourrier.  Philippe Le Stum

Henri Rivière, le chantier de la Tour Eiffel
Le chantier de la Tour Eiffel, Henri Rivière (1864-1951) – Estampe

Les 36 vues de la Tour Eiffel

> Exposition de la BnF : France Japon : http://expositions.bnf.fr/france-japon/albums/eiffel/index.htmv

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Sur le site de l’agence photographique de la Réunion des Musées Nationaux
1    Frontispice 19  De la Rue des Abesses
 2   Le chantier de la Tour Eiffel 20  Du Pont de Grenelle
 3   La Tour Eiffel en construction vue du Trocadéro 21  Sur les toits
 4   En haut de la Tour Eiffel 22  Du Bois de Boulogne
 5   La Tour Eiffel vue de la rue Beethoven 23  De la place de la Concorde
 6   Des jardins maraîchers de Grenelle 24  De l’Ile aux cygnes
 7   Du Pont des Saints-Père 25  Dans la tour
 8   Du Quai de la Conférence 26  Du Pont d’Austerlitz
 9   De Notre-Dame 27  Derrière l’élan de Frémiet (Trocadéro)
10  Du Boulevard de Clichy 28  Du Quai de Javel
11  Du Point du Jour 29  Du Bas Meudon, vieux lavoir
12  Fête sur la Seine le 14 juillet 30  Ouvrier plombier sur la tour
13  Du Quai de Passy 31  Du Quai de Passy – charbonniers
14  De la Rue Lamarck 32  De la gare du bas Meudon
15  De la Rue Rochechouart 33  De l’Estacade
16  Du Quai de Passy, sous la pluie 34  Des jardins du Trocadéro, l’automne
17  En bateau-mouche 35  Les péniches
18  Du Quai de Grenelle 36 Le peintre dans la Tour

 

>  Philippe Le Stum, « Une leçon japonaise : la gravure sur bois en couleurs en France, 1889-1939 », Ebisu, 51 | 2014, URL : http://ebisu.revues.org/1484  ; DOI : 10.4000/ebisu.1484

Musée d’orsay

Essentiellement connu pour son œuvre gravé et dessiné, Henri Rivière a pratiqué la photographie à partir du milieu des années 1880, sans doute jusqu’à la veille de la Première Guerre mondiale.
Peu de temps avant l’achèvement de la tour Eiffel, il réalise une série de clichés pris directement depuis le monument. Ses images sont d’un format beaucoup plus petit que celles de Louis-Emile Durandelle, un autre photographe du chantier. De plus, si chez Durandelle la présence humaine est peu visible, Rivière s’attache, avec des vues en plongée ou en contre-plongée, à montrer les ouvriers qui évoluent parmi les structures métalliques. Source

Henri Rivière (1864-1951)La tour Eiffel - Peintre sur une corde à nœuds
Henri Rivière (1864-1951)La tour Eiffel – Peintre sur une corde à nœuds le long d’une poutre verticale, au-dessus d’un assemblage de poutres1889 Epreuve argentique à partir d’un négatif verreH. 12 ; L. 9 cmParis, musée d’Orsay
Un montage de lithographies d’Henri Rivière,accompagnées par un chant de Yann Fanch Kemener. Par Gourmont


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